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Dans notre société en fin de cycle, loin des mythes, en ces temps d’épidémie, de Covid 19, une métamorphose de notre espace, de nos manières de vivre, de nos comportements, s’est mise en place. Il ne s’agit plus de parler d’ imaginaire fasciné du vivant par les limbes, mais aussi de leur tentative de puiser en leurs profondeurs la force qui les guiderait de l’innommé au définissable.

La série photographique « Métamorphose» est une suite de natures vivantes; composée de créatures, à mi-chemin entre humains et arbres, comme autant d’être imaginaires, farfadets ou egkantos…..

Elle évoque les mythes, d’ Ovide (les feux de l’enfer), de la pluie d’or de Danaé fille d’Acrisios roi d’Argos ( Danaé ), du pêcheur Dyctis ( Dyctis ) récupérant Danaé et Persée, de Persée et la Méduse ( les Grées ), ce monde utérin (le ventre) aux racines encore ancrées dans le chaos d’où l’être émerge (entre 2 eaux), perdu, gesticulant métamorphosé dans ces forêts, ou dans la nature, retranscrit aussi par des corps nus, sans visage. La mutation étant le propre de la nature, c’est en premier lieu par la terre et le végétal que les photos opèrent.

Cette série photographique a été tirée sur différents types de papiers  au faible grammage renforçant le trait imaginaire de chaque photo. Parfois la photo et le papier se fondent de façon à ne faire plus qu’un.

Sur chaque photo une rehausse à la feuille d’or 22 carats nous souligne la pluie d’or, métamorphose utilisée par Zeus afin de tromper Acrisios.