Cette série explore la photographie comme un champ de tension, à la croisée du pouvoir, de la construction collective du consensus et des dynamiques de résistance. À travers collages, surimpressions et détournements visuels, chaque image met en scène les outils contemporains du contrôle – qu’ils soient médiatiques, économiques, sociaux . Ici, la photographie ne se contente pas de documenter : elle capte la mémoire fragmentée d’un monde traversé par les crises, les flux migratoires, les violences (conflits) – lignes imposées, mémoires brouillées, circulation contrainte des corps ou des idées.
Dans cette série, les traces du pouvoir dialoguent sans cesse avec les gestes de protestation ou de survie, appelant le spectateur à questionner la fabrication du récit collectif. La série propose ainsi une expérience critique du regard où la photographie, loin d’être un simple miroir, devient l’instrument d’un doute salutaire sur nos images, nos mémoires et nos consensus contemporains.